Une séance extraordinaire convoquée avec moins de 24 heures de préavis, jeudi à 13 h 30, pour autoriser la démolition et la reconstruction du bâtiment de Pleasant View
Voici, en résumé, où en est actuellement la situation. https://youtu.be/12xoArnbvnU Voici les extraits audios de la séance. Frustration chez les citoyens comme chez les élus. Mme Gerrish déplore le climat de la rencon
North Hatley Info
17 septembre 2026 · 10 min de lecture

Voici, en résumé, où en est actuellement la situation.
Voici les extraits audios de la séance.
Frustration chez les citoyens comme chez les élus. Mme Gerrish déplore le climat de la rencontre et affirme que ce n’est pas « North Hatley », faisant référence au manque de respect de certains participants.
Une citoyenne demande s’il est encore possible de modifier le vote. Mme Gerrish répond qu’elle serait « flabbergastée » si les élus votaient contre le projet. Le message adressé aux élus semble donc difficilement équivoque.
Une citoyenne demande si la présence des citoyens à cette rencontre peut encore avoir une incidence sur la décision de démolir le bâtiment. La réponse est que le projet est en préparation depuis quatre ans. Selon Mme Gerrish, tout est maintenant en place et il ne reste qu’à voter pour autoriser le début des travaux.
Autrement dit, les citoyens présents à cette rencontre n’assistent pas à une discussion sur l’opportunité de démolir le bâtiment, mais essentiellement à l’étape finale visant à autoriser le début des travaux de démolition.
La subvention destinée à la construction couvrirait entre 3,17 et 4,47 millions de dollars. Toutefois, les citoyens ne savent pas quelle somme a réellement été accordée, puisque la municipalité a pour directive de ne pas en divulguer le montant.
Pour North Hatley, la contribution pourrait donc varier considérablement : de 4,078 millions moins 3,17 millions, soit environ 908 000 $, jusqu’à une prise en charge de 100 % des coûts admissibles, selon le montant réel de la subvention.
Mme Gerrish précise que, selon elle, cet immeuble ne pourra pas tenir encore longtemps et qu’en cas d’effondrement, il n’y aurait plus rien à faire. Elle souligne également que le gouvernement offre un financement et donne le feu vert au projet de reconstruction, posant la question : « Va-t-on dire non à cela? »
Selon Mme Gerrish, le bâtiment est situé en zone inondable et sur un terrain appartenant au gouvernement, ce qui empêcherait sa rénovation.
Les états financiers ne sont pas encore déposés. Pendant ce temps, la municipalité s’engage dans la construction d’un nouvel immeuble qui entraînera d’importants frais d’exploitation, alors qu’aucune autre municipalité ne participe financièrement au projet et que le montant de la subvention demeure inconnu.
Aucun plan d’exploitation détaillé n’a été présenté aux citoyens et très peu d’informations factuelles sont accessibles publiquement — pour ne pas dire aucune.
Est-ce que la bâtiment pourrait recevoir l’hôtel de ville? Mme Gerrish précise que non.
Mme Gerrish précise que cet immeuble sera « notre club citoyen » et que la municipalité souhaite prendre soin des enfants.
Il y aura donc au moins deux cuisines commerciales appartenant à la municipalité à North Hatley, et éventuellement trois, puisqu’une cuisine extérieure doit également être aménagée au marché champêtre dès la prochaine saison, si tout se déroule comme prévu.
Le Canton de Hatley a changé d’avis à la dernière minute concernant le renouvellement de l’entente intermunicipale de loisirs, alors qu’il avait initialement été question de ne pas la renouveler.
Aucune entente intermunicipale de loisirs avec le Canton de Hatley. Un immeuble de 4,1 millions de dollars destiné à environ 320 foyers, financé à même les impôts de l’ensemble des contribuables.
Cela représente un impact financier important pour North Hatley, qui devra désormais assumer les frais d’exploitation de ce nouvel immeuble. Si les salaires des sauveteurs représentent à eux seuls environ 65 000 $, la municipalité devra en assumer la totalité, sans compter les nombreux autres frais liés à l’exploitation du bâtiment.
North Hatley sera-t-elle en mesure de générer suffisamment de revenus pour couvrir les coûts d’exploitation de cet immeuble et éviter un déficit?
Pour répondre à cette question, il faudra notamment comparer les montants versés par le Canton de Hatley en 2026 aux revenus provenant des utilisateurs de la plage, puis soustraire l’ensemble des dépenses d’exploitation. C’est ce calcul qui permettra de connaître les résultats financiers réels.
Mme Gerrish précise que la population augmente et que le village compte aujourd’hui davantage d’enfants et de familles que jamais auparavant. Des citoyens soulignent toutefois que peu de jeunes familles ont les moyens de s’offrir une maison à North Hatley. J’ajouterais que très peu seront également en mesure d’assumer les taxes qui viennent avec une telle propriété.
Mme Gerrish reconnaît que la démolition de ce bâtiment est une décision inquiétante, soulignant du même coup l’importance de cet immeuble pour la communauté.
Mme Gerrish précise que le nouvel immeuble pourra servir de lieu de rassemblement pour assister aux présentations des voyages de Jean et Jane à travers le monde, ainsi que pour organiser des déjeuners de crêpes communautaires. Ce sont notamment ces activités qui justifient, selon elle, la construction du nouvel immeuble.
Mme Gerrish affirme que la municipalité accorde actuellement une attention particulière aux enfants. Elle souligne qu’ils sont nombreux dans la municipalité et que North Hatley souhaite également attir
Ma demande semble susciter de la frustration. Pourtant, il s’agit d’études et de documents payés par les citoyens, mais qui ne sont actuellement accessibles nulle part. La municipalité invoque les problèmes liés à son site web pour expliquer cette situation. Mais pourquoi ne pas avoir simplement imprimé ces documents et les avoir rendus disponibles à l’hôtel de ville?
Où sont les documents qui permettent de conclure que ce bâtiment doit absolument être démoli? Il semble que cette information existe déjà ou qu’elle sera rendue disponible prochainement. Selon Mme Gerrish, le site web désuet de la municipalité complique toutefois la diffusion de ces documents.
J’ai donc déposé une demande d’accès à l’information le 8 septembre, et je suis toujours en attente. Mme Gerrish indique que ma demande porte sur 12 documents.
Si vous avez manqué la consultation publique, mes recherches ne m’ont permis de trouver aucun de ces documents rendus publics par la suite. Pourtant, les élus répètent que ce dossier est à l’étude depuis quatre ans. Comment se fait-il qu’après tout ce temps, si peu de documents soient accessibles publiquement?
Les élus semblent par ailleurs frustrés par nos questions, rappelant qu’une consultation publique a eu lieu et que les documents y ont été présentés. Mais si rien n’est rendu accessible par la suite, que reste-t-il aux citoyens qui n’ont pas pu assister à cette consultation?
On en vient alors à une situation paradoxale : après quatre années de travail sur ce dossier, les citoyens qui souhaitent aujourd’hui comprendre les décisions prises semblent être tenus responsables de ne pas avoir participé à une consultation dont les documents ne sont toujours pas accessibles publiquement.
Pourquoi une réunion à moins de 24 heures d’avis, en pleine après-midi?
D’entrée de jeu, il est légitime de se questionner sur le choix de tenir une réunion portant sur un projet de plusieurs millions de dollars un jeudi après-midi, à 13 h 30, avec un délai de convocation de moins de 24 heures.
Que les intentions soient bonnes ou non, cette façon de procéder peut raisonnablement susciter des interrogations quant à la possibilité réelle pour les citoyens d’être présents et de participer à une décision aussi importante.
Une vingtaine de citoyens étaient présents et plusieurs ont exprimé leur mécontentement face à cette convocation de dernière minute, qui limitait nécessairement la possibilité pour plusieurs citoyens d’y assister.
Selon Mme Gerrish, cette réunion était nécessaire afin de respecter l’échéancier et de permettre de compléter les travaux à temps pour que la plage soit fonctionnelle dès l’été prochain.
On peut comprendre la volonté de respecter un échéancier. Toutefois, lorsqu’il est question d’un projet de plusieurs millions de dollars et de la démolition d’un bâtiment ayant une valeur historique pour la communauté, il est également légitime de se demander si les citoyens disposent de suffisamment de temps et d’information pour comprendre le projet et participer au processus décisionnel.
45 minutes de questions de citoyens inquiets
Les citoyens présents ont clairement exprimé leur mécontentement, leurs doutes et leur frustration face à l’annonce de la démolition du bâtiment.
Un citoyen, ingénieur de profession, a demandé à obtenir les documents ayant permis de conclure que le bâtiment devait être démoli. J’ai moi aussi demandé ces documents et, le 8 septembre dernier, j’ai dû faire une demande formelle d’accès à l’information. Pour l’instant, je n’ai reçu qu’une confirmation de réception de ma demande.
Une citoyenne a également exprimé le sentiment que cette réunion servait essentiellement à constater que les grandes décisions avaient déjà été prises et qu’il ne restait plus qu’à officialiser l’octroi du contrat.
Le bâtiment de Pleasant View sera démoli et reconstruit pour le début de la saison estivale 2027
Selon les communications de la municipalité, le bâtiment actuel de la plage Pleasant View sera démoli et remplacé par une nouvelle construction, avec l’objectif que les travaux soient complétés pour la saison estivale 2027.
Le bâtiment est-il classé comme bâtiment patrimonial?
Le bâtiment possède une valeur historique reconnue, mais il n’est pas classé comme immeuble patrimonial en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel.
Selon le communiqué de la municipalité :
« Le ministère de la Culture et des Communications a reconnu l’intérêt historique du bâtiment tout en concluant qu’il ne répondait pas aux critères de classement prévus à la Loi sur le patrimoine culturel. Une fiche d’information détaillée accompagne le présent communiqué. »
Cette distinction est importante. Le fait qu’un bâtiment ne soit pas officiellement classé comme immeuble patrimonial ne signifie pas pour autant qu’il est dépourvu de valeur historique ou culturelle pour la communauté.
Le projet est passé d’une rénovation de 1,6 million $ à une construction de 4,1 millions $
Le projet est passé d’une possibilité de rénovation évaluée à 1,6 million de dollars à une nouvelle construction évaluée à environ 4,1 millions de dollars.
Le bâtiment est situé en zone inondable et sur un terrain appartenant au gouvernement, ce qui empêcherait la rénovation du bâtiment. À cela s’ajoutent une étude structurale, une grille de 11 critères et un comité de démolition composé de trois élus, qui ont permis de conclure qu’il était impossible de rénover.
Références :
https://www.northhatley.org/wp-content/uploads/2024/10/PV-2024-10-07.pdf
https://northhatley.info/2026/08/31/4-078-000-pour-le-nouveau-batiment-de-pleasant-view-quels-bons-voisins-assumeront-les-frais-avec-north-hatley/
Un nouveau bâtiment construit 15 mètres plus loin que le bâtiment actuel
Drôlement, si le nouveau bâtiment peut être construit 15 mètres plus loin que le bâtiment actuel, ne pourrait-on pas déplacer le bâtiment actuel de 15 mètres, comme le nouveau bâtiment, pour ensuite être autorisé à le rénover?
Le PRACIM est un programme qui permet notamment de soutenir la rénovation et la construction de bâtiments communautaires.
Cette question mérite donc d’être posée : a-t-on réellement étudié la possibilité de déplacer le bâtiment existant avant de conclure qu’il devait nécessairement être démoli?
Peut-on empêcher la démolition?
À ce stade-ci, il est très peu probable que la démolition ne se réalise pas. Cependant, il manque encore beaucoup d’information et de documents permettant de démontrer clairement la nécessité de démolir et de reconstruire.
Pour l’instant, selon moi, les citoyens ont principalement des communications et des explications données par la municipalité. D’ailleurs, c’est très similaire au dossier de la patinoire, de la rénovation de l’hôtel de ville et de la mise en place de la station de lavage d’embarcations.
Il reste donc à obtenir les études, les rapports, la grille de 11 critères, le certificat de d’autorisation de démolition, le montant et conditions détaillées de la subvention du PRACIM, le budget d’opération et les autres documents ayant permis aux élus de conclure que la démolition et la reconstruction étaient nécessaires.
Avant de démolir un bâtiment qui fait partie de l’histoire de North Hatley, il me semble raisonnable que les citoyens puissent avoir accès à l’ensemble des documents ayant mené à cette décision.
La décision appartient-elle réellement aux citoyens?
Après tout, dans mon livre à moi, les élus sont là pour servir les citoyens. Ce sont des « public servants », et leur rôle est notamment de prendre des décisions au nom de la communauté. Bien honnêtement, j’ai l’impression qu’on bâti le champ de rêve et que l’on espère ensuite que les gens vont venir apprécier.
…
Commentaires (0)
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à réagir.
Une question d'intérêt public?
Poser ma questionContribuer à cet article
Vous avez une information utile?
Un coût, un document, une photo ou une précision. Chaque information est vérifiée avant d'être ajoutée à l'article ou à un enjeu.
À lire aussi

21 septembre 2026 · Opinion
Deux ans plus tard, toujours aucune pancarte de bienvenue malgré l’autorisation, en 2024, par le conseil municipal, d’un contrat à M. Allan Gerrish

22 septembre 2026 · Opinion
Suivi de plusieurs dossiers qui soulèvent toujours des questions à North Hatley

23 septembre 2026 · Opinion


